On savait que Rachida Dati était une femme de carac­tère, fière et déter­mi­née. Ce qu’on sait moins, c’est qu’elle n’hé­site pas à en venir aux mains lorsqu’elle se sent insul­tée. Les jour­na­listes Gérard Davet et Fabrice Lhomme publient ce jeudi dans Le Monde un long portrait de l’ex-Garde des Sceaux, dans lequel elle se confie sans filtre.

 

Elle revient, entre autres, sur son inimi­tié envers Brice Horte­feux, que les deux jour­na­listes surnomment son « meilleur ennemi ». Ils rappellent que l’an­née dernière, un texto de Rachida Dati destiné à l’an­cien ministre de l’In­té­rieur, et datant de 2013, avait été dévoilé par Media­part. Elle le menaçait de révé­la­tions embar­ras­santes et le quali­fiait au passage de « voyou » et de « sale facho ». Le décor est planté.

 

Titiller, voire humi­lier Brice Horte­feux fait partie, semble-t-il, des sports favo­ris de l’an­cienne ministre de la Justice, pour­tant elle aussi sarko­zyste convain­cue. « Pendant la dernière campagne prési­den­tielle, parce qu’il fallait se récon­ci­lier, je montais dans l’avion avec lui, mais je le saluais en disant ‘Bonjour le guignol’ puis je disais : ‘Vous ne trou­vez pas que ça sent le nazi ici ?’ Le grand facho se cachait derrière son jour­nal et les hôtesses étaient mortes de rire ! », raconte-t-elle au Monde, hilare.

 

Mais l’anec­dote la plus surpre­nante est sans conteste la dernière qu’elle dévoile. « Un jour, devant un ascen­seur, je lui dis : ‘Alors le facho ça va ?’ Il me répond : ‘ça va, intri­gante.’ Là, je me retourne et lui mets un coup de poing dans la gueule, et il se mange le miroir ! Après Sarko m’ap­pelle : ‘Qu’est-ce que t’as encore fait ?’ Je lui dis : ‘Il m’a insul­tée.’ Et lui : ‘Arrête de le cher­cher.’ » Comme le précisent les deux jour­na­listes, la maman de la petite Zohra raconte tout ça avec le sourire aux lèvres, comme si elle était fière de sa dernière facé­tie. Voilà qui confirme que l’an­cienne ministre n’en fait déci­dé­ment qu’à sa tête, peu importe les pres­sions et ce qu’en pensent les autres. D’où le titre du portrait : « Rachida Dati, l’in­gou­ver­nable. » 

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