« Je passais des heures à regar­der par la fenêtre et j’aper­ce­vais des gens qui pares­saient au soleil. C’est ce qui m’a donné envie de faire du théâtre. J’ai voulu être un gars qui pouvait fumer des ciga­rettes à 3 heures de l’après-midi sur un banc ! ». Ce n’est pas l’en­vie d’être une vedette, ni de faire fortune ou d’em­bras­ser de belles actrices qui ont poussé Claude Rich à deve­nir acteur. Mais juste une envie de liberté comme il l’a confié dans des propos repris dans Le Point. Comme il travaille dans une banque afin de rame­ner de l’argent à la maison, pour aider sa mère qui élève seule ses quatre enfants, il s’ins­crit à des cours du soir.

Puis, il décide d’entrer au Conser­va­toire afin d’ob­te­nir une bourse et de suivre des cours gratui­te­ment. Il réus­sit et rencontre un groupe de potes qu’il gardera toute sa vie et qui chan­ge­ront sa vie :Annie Girar­dot, Jean-Paul Belmondo, Bruno Crémer, Jean Roche­fort, Jean-Pierre Marielle. « Tout nous était permis, nous avions tous les droits, celui de regar­der les filles, de nous amuser en jouant des person­nages qui n’étaient pas nous, de faire rire nos copains » se souvient-il.

Sa carrière débute sur les planches, dans des pièces de Boule­vard. René Clair lui fait jouer pour la première fois au cinéma dans Les Grandes manœuvres. Il tour­nera ensuite avec les plus grands réali­sa­teurs français : Jean Renoir, Julien Duvi­vier, François Truf­faut, Claude Chabrol, Alain Resnais, Yves Robert, Georges Laut­ner, Edouard Moli­na­ro… Son talent est consa­cré par ses pairs en 1993, année où il reçoit le César du meilleur acteur pour Le souper, dans lequel il inter­prète Talley­rand.

Côté vie privée, Claude Rich a épousé Cathe­rine, elle aussi actrice. Ensemble, ils ont eu deux filles, Nata­lie et Delphine, cette dernière suivant le chemin de ses parents en jouant elle aussi la comé­die. En 1993, tous les trois jouent ensemble dans le télé­film La vérité en face.

Bertrand Taver­nier a dit de Claude Rich : « Il est comme un joueur de jazz qui fait chaque fois des varia­tions diffé­rentes, pour le plai­sir, pour épater ». 

Crédits photos : Pool BENAINOUS/STEVENS

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