Peu de gens connaissent ce pan de la vie de Mari­lyn Monroe, et pour­tant, il pour­rait éluci­der beau­coup de mystères. D’après plusieurs de ses biographes, appuyés par des méde­cins, la star souf­frait très proba­ble­ment d’en­do­mé­triose.Cheek Maga­zine recense l’en­semble de ces témoi­gnages dans un long article, paru ce vendredi 21 juillet.

 

L’en­do­mé­triose est une mala­die gyné­co­lo­gique qui touche aujourd’­hui une femme sur dix, mais qui demeure tabou. Elle cause de terribles douleurs lors des règles, et peut égale­ment rendre une femme infer­tile. En France, des célé­bri­tés comme la comé­dienne Laeti­tia Milot, mais aussi la chan­teuse Lorie, prennent régu­liè­re­ment la parole pour racon­ter leur calvaire, et sensi­bi­li­ser l’opi­nion.

 

Pour Mari­lyn, les douleurs commencent dès l’ado­les­cence. Mais à l’époque, aucun examen ne permet de détec­ter l’en­do­mé­triose. C’est seule­ment à l’âge de 26 ans, lorsqu’elle doit être opérée pour une appen­di­cite, que les méde­cins découvrent le véri­table mal qui la ronge. « À l’époque, dans les années 50 aux États-Unis, les méde­cins étaient déjà capables de poser ce diagnos­tic », explique le Dr. Martin Winck­ler, gyné­co­logue, à Cheek Maga­zine. En revanche, il n’existe aucun trai­te­ment médi­ca­men­teux. Seule la chirur­gie est utili­sée pour trai­ter les zones touchées par l’en­do­mé­triose. « Entre 1952 et 1962, Mari­lyn Monroe subit sept inter­ven­tions desti­nées à la soula­ger », précise Dr. Winck­ler.

 

Au quoti­dien, les douleurs gâchent la vie de l’ac­trice, comme le relate son biographe Anthony Summers dans Les Vies secrètes de Mari­lyn Monroe paru en 1985. « Jim Dougherty (son premier mari, ndlr) raconte : ‘Norma Jeane souf­frait terri­ble­ment pendant ses règles, elle était terras­sée par la douleur.’ » Dans cet ouvrage, on découvre aussi qu’il arri­vait fréquem­ment à la star, lorsqu’elle était au volant, de s’ar­rê­ter bruta­le­ment, de bondir hors de sa voiture et de s’ac­crou­pir sur le bord de la route, cassée en deux.

 

L’en­do­mé­triose pour­rait égale­ment expliquer l’in­fer­ti­lité et les deux fausses couches de Mari­lyn Monroe. Quelques-uns de ses parte­naires parlaient aussi d’une certaine « frigi­dité » de la star : sans doute souf­frait-elle beau­coup pendant les rapports sexuels… Certains méde­cins vont plus loin et estiment qu’elle aurait déve­loppé son addic­tion aux anti­dou­leurs à cause de l’en­do­mé­triose. Une addic­tion qui a fini par causer sa perte, puisqu’elle meurt d’une over­dose médi­ca­men­teuse en 1962.

Crédits photos : ALLAN SNYDER/BNPS/SIPA

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