Sa pres­ta­tion dans le rôle prin­ci­pal du long métrage Much Loved lui a valu la recon­nais­sance immé­diate des ses paires. Elle lui a égale­ment valu d’être nommée pour le César de la meilleure actrice. Alors que les admi­ra­teurs de Loubna Abidar espé­raient bien­tôt retrou­ver la comé­dienne dans un nouveau projet ciné­ma­to­gra­phique, la Maro­caine de 31 ans s’est rendue en ligne cette semaine pour révé­ler sur sa page Face­book qu’elle se voyait aujourd’hui dans l’obli­ga­tion de « s’absen­ter un moment » de la vie publique. Elle indique en effet devoir suivre « des sessions théra­peu­tiques » dans l’espoir de venir à bout d’une « mala­die maligne de la gorge« .

Ce qui inquiète avant tout les admi­ra­teurs de la comé­dienne est le fait que le message comporte par instants un ton simi­laire à celui d’une lettre d’adieu. Ainsi, la comé­dienne « demande à tout le monde de [lui] pardon­ner, si [elle] ne se remet pas de cette mala­die. » Prise à partie lors de son retour au Maroc suite à la projec­tion du film Much Loved, ayant trait au milieu de la pros­ti­tu­tion dans le royaume, Loubna Abidar avait été agres­sée. Une attaque qui l’avait pous­sée à quit­ter son pays d’origine afin de rejoindre la France. Aujourd’hui, elle écrit pour­tant: « J’ai person­nel­le­ment pardonné à tous ceux qui m’ont bles­sée, humi­liée et fait du mal. De tout mon cœur, j’ai égale­ment pardonné à tous ceux qui m’ont pous­sée à quit­ter mon pays et m’ont fait goûter à des tour­ments que l’exil et l’exclu­sion ont accen­tué. »

Avant de conclure, l’actrice envi­sage la pire des situa­tions. « Si le destin décide de ne pas me lais­ser vivre, écrit-elle, alors je souhaite être enter­rée dans mon pays, le Maroc, dans un cercueil recou­vert du drapeau amazigh (peuple berbère, ndlr) et que lors de mes obsèques, des roses soient distri­buées dans tous les quar­tiers de Marra­kech ». Malgré le ton pessi­miste de ces quelques lignes, Loubna Abidar conclut son message sur une touche d’espoir. « Je suis une femme forte dans un pays évolué où la méde­cine me donne l’es­poir d’être guérie bien que je doive affron­ter ça seule, sans soutien », écrit-elle à ses abon­nés. L’équipe de Gala est de tout cœur avec Loubna Abidar et lui souhaite le plus prompt des réta­blis­se­ments.

Crédits photos : VEEREN / BESTIMAGE

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