Depuis le moi de mai dernier, un nouveau loca­taire s’est installé dans l’hôtel parti­cu­lier de Roche­chouart, dans le huitième arron­dis­se­ment pari­sien, à quelques centaines de mètres de Mati­gnon. Jean-Michel Blanquer a été nommé ministre de l’Éduca­tion. Si sa répu­ta­tion le précède dans les cercles profes­sion­nels, le grand public connaît beau­coup moins bien ce docteur en droit de 52 ans. Pour en apprendre davan­tage sur la personne et sa vision poli­tique, le JDD est donc parti à sa rencontre. La discus­sion s’engage et lorsque vient enfin le temps de donner son avis sur la première dame de France, monsieur Blanquer ne tarit pas d’éloges. A propos de l’épouse du président de la Répu­blique, il glisse: « Je perçois Brigitte Macron comme la prof idéale. » Malheu­reu­se­ment pour le lecteur, le ministre n’argu­mente pas le fond de sa pensée.

Toujours est-il que Jean-Michel Blanquer n’est pas le premier, et a priori pas le dernier, à saluer les quali­tés de profes­seur de madame Macron. Avant lui, des groupes de discus­sions d’anciens élèves de Brigitte Trogneux, issus de diffé­rents lycées, ont vu le jour en ligne pour encen­ser la profes­seur. La première dame semble désor­mais comp­ter un nouvel admi­ra­teur en la personne du ministre de l’Éduca­tion. Plutôt flat­teur. L’agrégé de droit public se montre par ailleurs tout aussi enthou­siaste lorsqu’il s’agit de parler du président de la Répu­blique en personne. « C’est un intel­lec­tuel qui aime l’action. Un homme poli­tique ce devrait être ça », confie-t-il au JDD avant d’ajou­ter qu’il perçoit chez Emma­nuel Macron  »une force de discer­ne­ment très impres­sion­nante et une éner­gie parti­cu­lière« .

Diffi­cile de savoir, cepen­dant, quelle est ici la part de sincé­rité du ministre et quelle part de ces compli­ments revient à ses obli­ga­tions profes­sion­nelles. Toujours est-il que l’ancien direc­teur de l’ESSEC ne se montre pas tendre avec tout le monde. Lorsque le JDD le presse pour avoir son avis sa prédé­ces­seur, Najat Vallaud-Belka­cem, Jean-Michel Blanquer avance avec précau­tion mais n’hésite pas à parler de « catas­trophe ». « Il y a quand même beau­coup de choses à reprendre », indique-t-il. Comme quoi, le nouveau ministre sait aussi se montrer sévère lorsqu’il le juge néces­saire.

Crédits photos : Chesnot / Getty

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