2007, Nico­las Sarkozy annonce, devant les parle­men­taires de la majo­rité vouloir « agir sur tout », la presse popu­la­rise alors le néolo­gisme d’ « hyper­pré­si­dence » pour quali­fier le style du 6ème président de la Vème Répu­blique ; 2012, la prési­dence « normale » de François Hollande débute ; 2017, Emma­nuel Macron souhaite incar­ner un président « jupi­té­rien ».

 

Un mot survenu dans le champ lexi­cal du candi­dat d’En Marche ! un mois avant qu’il annonce sa candi­da­ture à l’élec­tion prési­den­tielle. L’an­cien ministre de l’Eco­no­mie avait en effet expliqué le 16 octobre 2016 dans les colonnes du maga­zine écono­mique Chal­lenges que « la France a besoin d’un chef de l’Etat jupi­té­rien », enten­dez « un président qui prend de la hauteur, du recul, qui fixe le cap, un chef de l’Etat au-dessus de la mêlée (…) qui veut resa­cra­li­ser la fonc­tion, redo­rer le blason prési­den­tiel », comme l’ex­pliquait en mai dernier, Chris­tian Delporte histo­rien spécia­liste d’his­toire poli­tique, à nos confrères de 20mi­nutes.fr.

 

Jupi­ter (le roi des dieux dans la mytho­lo­gie romaine), le nom dont fut affu­blé François Mitter­rand mais aussi son fameux pupitre, pensé pour faire appa­raître le chef de l’Etat comme un capi­taine de navire ; un symbole fort qu’u­ti­lise à présent le nouveau loca­taire de l’Ely­sée.

 

Jupi­ter qui comme vient de l’in­diquer Le Pari­sien a été aussi le nom du « petit groupe d’amis sélec­tion­nés par Brigitte Macron » sur la messa­ge­rie Tele­gram qui pouvaient discu­ter avec Emma­nuel Macron pendant la campagne. Au quoti­dien de rappe­ler alors que le soir de son discours triom­phale au Louvre, l’an­cien banquier d’af­faires leur a envoyé, à tous, une « spéciale dédi­cace ». Normal ! 

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