L’anec­dote est célèbre. En 1967, le président Charles de Gaulle reçoit à l’Elysée. Parmi les invi­tés, Brigitte Bardot, vêtue d’un auda­cieux costume à bran­de­bourgs, façon Sgt Pepper des Beatles. En l’aper­ce­vant, le géné­ral lance : «Chic, un mili­taire». Et d’ajou­ter: «Pardon­nez-moi, madame, de ne pas porter l’uniforme.»  

Préci­sion : avant cette soirée, consigne avait été donnée à Bardot de s’habiller de façon proto­co­laire d’une robe, avec un chignon, pas comme un hussard ! En l’aper­ce­vant, Yvonne de Gaulle a d’ailleurs manqué de tomber dans les pommes, elle qui consi­dé­rait BB comme « cette chose qui se promène toute nue ». De Gaulle, fan de l’actrice, avait insisté.

Ca se passe comme ça à l’Elysée. Pour les prési­dents de tous bords, peu importe le scan­dale, seuls comptent le talent et la beauté. Si Bardot a fini par y avoir ses habi­tudes, d’autres créa­tures célestes y ont eu leurs entrées en rencon­trant ses loca­taires succes­sifs : Jane Fonda, Mylène Farmer, Clau­dia Cardi­nale, Lady Di, Dalida ou encore Madon­na… Sans oublier Rihanna, qui rencontre le 26 juillet le président Emma­nuel Macron, en tant que « person­na­lité huma­ni­taire de l’année ». Un titre qui lui a été décerné l’an passé par l’univer­sité d’Harvard, dans la mesure où son asso­cia­tion oeuvre en faveur de l’accès à l’éduca­tion des enfants des pays en voie de déve­lop­pe­ment.

Dîners privés, remises de déco­ra­tions, projec­tions, rencontres en coulisses après les repré­sen­ta­tions… Nos monarques répu­bli­cains ont toujours appré­cié la compa­gnie des artistes. Fémi­nines, de préfé­rence !

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