Antoine Duléry : « La mort de Johnny, c’est comme si la Tour Eiffel s’effondrait »

L’acteur Antoine Duléry se souvient du chanteur Johnny Hallyday qui était devenu son ami.

«Je connaissais Johnny depuis quinze ans. C’est quelqu’un qui ne parlait jamais de lui. Qui était toujours à l’écoute des autres. Je me souviendrais toujours de ce soir, lors du tournage de «Jean Philippe», où je répétais tout seul mes chansons dans un stade de France entièrement vide reconstitué à Villacoublay. De l’équipe du film, personne n’était là pour m’encourager quand tout à coup, vers onze heures du soir, j’entends une personne applaudir depuis la fosse d’orchestre.

Je m’interromps pour voir qui est là. C’était Johnny. Il m’a dit : « J’ai quitté un dîner pour venir te voir. » C’était un homme d’une grande élégance.

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Une autre fois, sur le film « Salaud on t’aime », j’arrive pour tourner alors que sa participation à lui est déjà terminée. J’avais demandé s’il serait encore là. On m’avait répondu- « Bien sûr que non, il aura fini de tourner «. Et bien, quand je suis arrivé, il était encore là. – « je savais que tu arrivais aujourd’hui. Alors, je t’ai attendu pour te voir. » C’était quelqu’un d’une grande tendresse et très fidèle en amitié. 

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L’an passé, il m’avait invité à passer une semaine chez lui à Saint Barth. A mon retour, il m’avait envoyé une vidéo sur laquelle il chantait « Ne me quitte pas, Antoine» sur la musique de Jacques Brel

Je l’ai vu pour la dernière fois il y a un mois, lors d’un dîner en petit comité dans sa maison de Marnes-La Coquette. Jamais je n’aurais cru qu’il partirait si vite, même s’il semblait fatigué. Il avait encore plein de projets et m’avait fait écouter les cinq dernières chansons prévues pour son prochain album. D’ailleurs, il en avait choisi une pour terminer son spectacle.

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Quand l’an passé, il m’a annoncé au téléphone son cancer du poumon, il ne s’est pas éternisé et a enchainé très vite en me disant – « T’en fais pas. Ça va aller bien. Et toi, qu’est-ce que tu fais ?  Tu tournes en ce moment ? »

C’était un vrai battant qui, pour moi, était immortel.

On est tous sous le choc. On n’arrive pas à réaliser. Pour moi, c’est comme si la tour Eiffel s’était effondrée. »

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