Anne Roumanoff : sa réponse cinglante à la tribune sur « la liberté d’importuner »

Alors que les mouvements « #metoo » et « #balancetonporc » battaient leur plein dans les médias et sur les réseaux sociaux, Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie et une centaine d’autres femmes ont défrayé la chronique en défendant « la liberté d’importuner » dans une tribune parue dans Le Monde, le mardi 9 janvier. Des propos qui continuent de susciter l’indignation de nombreux anonymes et personnalités, à l’instar de l’écrivaine Leïla Slimani et de l’humoriste Anne Roumanoff. Chroniqueuse au Journal du Dimanche, cette dernière s’est engagée, ce dimanche 14 janvier, dans un texte poignant à destination de celles et ceux qui « regrettent le bon vieux temps où une main aux fesses n’était pas un drame« .

« Arrêtez de faire semblant de ne pas comprendre ce qui est en train de se jouer. Arrêtez de tout mélanger. Tout confondre. Tout caricaturer« , déclare-t-elle avant d’appeler à « en finir avec ce fantasme d’hommes qui seraient castrés par le féminisme bien-pensant« . « On peut aimer le saucisson et condamner les porcs, vous savez. La séduction n’empêche pas la subtilité, la virilité peut aller de pair avec une grande sensibilité, les hommes que nous aimons le savent bien. » 

Si Anne Roumanoff estime que les féministes « ont bien raison de ne rien laisser passer« , c’est parce qu’elle a aussi été victime de harcèlement sexuel dans sa jeunesse. Une mésaventure qu’elle avait révélée à l’occasion d’un live Facebook pour Télé Star en octobre dernier. « Une fois, j’avais un directeur de café-théâtre, j’étais jeune, j’avais 22 ans, je pense c’était il y a trente ans, il me raccompagnait à l’hôtel et me disait : ‘Laisse-moi te faire l’amour comme une bête’ et j’avais dit : ‘Toi, tu arrêtes tout de suite sinon je ne reviens plus jamais dans ton café-théâtre !’ Et de conclure : « C’est vrai que ce n’était pas forcément drôle, j’étais jeune. Mais je ne me suis pas laissée impressionner.« 

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